Pourquoi il faut aussi protéger les guêpes, malgré leur mauvaise réputation ?

Publié le 19 janvier 2026
2 min de lecture
Jardin & Extérieur

Équipe Duvivier

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Pourquoi il faut aussi protéger les guêpes, malgré leur mauvaise réputation ?

Elles tournent autour de nos verres en terrasse, s’invitent sans gêne à nos pique-niques et, avouons-le, déclenchent souvent un mouvement de recul immédiat. Les guêpes, avec leurs rayures jaunes et noires, traînent une réputation d’agresseurs ailés. Pourtant, derrière cette image peu flatteuse, ces insectes jouent un rôle essentiel pour nos écosystèmes.

Une image ternie par la peur

La méfiance envers les guêpes vient principalement de leur comportement défensif et de la douleur de leur piqûre, qui peut provoquer de sérieuses réactions allergiques chez certaines personnes. Leur vol parfois insistant autour de la nourriture ou des boissons renforce cette impression d’intrus indésirables.
À la différence des abeilles, qui ne piquent qu’en dernier recours et perdent la vie en utilisant leur dard, les guêpes peuvent piquer plusieurs fois, ce qui les rend d’autant plus redoutées. Mais réduire ces insectes à ce seul aspect serait oublier leur importance écologique.

Des alliées naturelles pour le jardin et la nature

Les guêpes sont de précieuses prédatrices. Elles se nourrissent de nombreux insectes nuisibles, tels que les chenilles, pucerons ou mouches, contribuant ainsi à réguler naturellement ces populations. Une étude anglo-italienne a rappelé que leur action permet de limiter le recours aux pesticides, ce qui profite directement à la biodiversité.
Certaines espèces participent aussi à la pollinisation, même si elles ne rivalisent pas avec les abeilles sur ce point. En butinant certaines fleurs, elles assurent la reproduction de nombreuses plantes sauvages et cultivées.

Vers une cohabitation raisonnée

Protéger les guêpes ne signifie pas tolérer un nid dangereux près d’une habitation, surtout pour les personnes allergiques. En revanche, il est possible d’adopter une approche équilibrée : préserver leurs habitats naturels éloignés des zones de vie humaine et éviter de les éliminer systématiquement.
Comme le rappellent les entomologistes, la disparition des guêpes entraînerait un déséquilibre dans la chaîne alimentaire et une augmentation des nuisibles dans nos jardins et cultures.

En somme, si les guêpes ne produisent pas de miel et ne bénéficient pas de la même sympathie que les abeilles, elles n’en restent pas moins des actrices indispensables de notre environnement. Les observer avec un peu moins de crainte et un peu plus de curiosité pourrait bien changer notre regard… et leur avenir.

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